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18.03.2008
De l'importance d'être du côté de la majorité...
...une fois les élections passées.
Il y a un temps à la campagne, à la défense des idées, des valeurs, des projets, et un temps au travail. Il est d'usage institutionnel que de penser que lorsque l'on n'est pas dans la majorité, l'on est dans l'opposition. Et de fait, dès lors que l'on l'est dans l'opposition, on peut avoir naturellement tendance à se cantonner au rôle de celui qui n'est jamais d'accord et/ou de celui qui a toujours une idée meilleure. On ne peut honnêtement pas se satisfaire de cette position de l'esprit, dont la seule perspective est finalement celle de la destruction de l'autre.
Le rôle de tout démocrate moderne au sein d'une opposition devrait être celui du soutien critique. Soutenir l'équipe en place dans la mise en place des idées et projets, faire des propositions, et critiquer lorsqu'il y a lieu. Voilà, la seule philosophie digne et acceptable de l'opposant dans une démocratie moderne; l'opposant devenant par là même membre critique de l'équipe gouvernante, en opposition à celui que l'on pourrait nommer membre partisan.
Le seul bémol à cette philosophie serait de penser, pour le désormais membre critique, qu'adopter ce principe reviendrait à faire le jeu de la majorité, et donc de perdre finalement ses chances pour de futures échéances électorales. Cependant, le démocrate ne saurait, d'une part, agir selon la seule quête du pouvoir; d'autre part, cette position est contrecarrée par le postulat de départ selon lequel il y a un temps à la campagne. Ce moment est donc réservé à chacun des candidats pour défendre pour les uns, un bilan; pour les autres, à démontrer au peuple électeur en quoi ils seraient à même de mettre en place une politique plus juste et efficace.
12:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, majorité, opposition, démocratie

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