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31.03.2008

Pour un étiquetage écologique...

A la veille du premier jour de la Semaine du Développement Durable, plaidons pour un vrai étiquetage écologique qui consisterait en les points suivants:

1) La nature de l'emballage devrait être précisé, ainsi que son caratère recyclable ou non. Merci de référer en cela à ma note publiée en janvier sur ce sujet.

2) Les émissions de CO2 (ou tout autre rejet polluant) éventuelles produites par l'utilisation du produit devraient être communiquées sur l'emballage du produit ou sur toute publicité écrite. Sur ce point, une directive européenne en fait la demande pour les véhicules automobiles. Un collectif essaye d'ailleurs de la faire appliquer au mieux. Voir le site AffichezleCO2.

3) La demande en énergie (consommation) requise pour faire fonctionner le produit devrait également être stipulée, lorsque ceci est applicable. Il peut s'agir de la consommation d'essence pour une voiture ou la consommation en piles pour un temps d'utilisation donné.

4) L'origine des produits et matières premières composant le produit vendu devraient enfin figurer, ceci notamment pour les produits d'alimentation.

Contraignant certes, mais obligatoire à l'heure du développement durable. De plus, il s'agit de répondre à un besoin de transparence exprimé  par les consommateurs.

29.03.2008

L'UMP devrait écouter Mr Estrosi...

Ca ne bosse plus dans les fédérations !! C'est à peu près le propos tenu récemment par Mr Estrosi, le nouveau maire de Nice, qui a quitté, une fois élu ses fonctions de secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer.

Et oui, du temps de Sarkozy, nous étions devant le Gouvernement Villepin, et maintenant, l'UMP est clairement derrière le Gouvernement Fillon. Le rôle de l'UMP aujourd'hui: essayer de convaincre ses propres militants que ce que fait le gouvernement va dans le bon sens. Au final, c'est certain, l'UMP n'est plus la boîte à idées d'antan.

Comment relancer la machine, là reste la question...

28.03.2008

Pourquoi la Chine est sur la bonne voie...

Qui a connu la Chine il y a 20 ans sait combien le pays a changé. Un vent de liberté a soufflé sur l'Empire du Milieu. Certes, au sens strict du terme, la Chine reste une dictature, certes, la liberté d'expression est encore relative, mais la Chine mérite-t-elle qu'on s'acharne autant sur elle ?

Celui qui a vécu en Chine, ou même, qui a visité la Chine récemment, n'aura eu, je pense, à aucun moment le sentiment qu'il se trouvait dans une dictature. De plus, depuis quelques années, et depuis l'attribution des Jeux Olympiques à la ville de Pékin, on ne peut pas dire que la dictature chinoise se soit durcit. Le nombre d'exécutions sommaires n'a cessé de se réduire, et le pays a continué de s'ouvrir.

Alors, au-delà du débat sur le boycott, soit on est un vrai opposant à la dictature chinoise, et on condamne systématiquement toute atteinte au principe des droits de l'homme, soit on encourage la Chine à continuer la voie prise, celle qui garantit peu à peu plus de libertés au peuple chinois. En connaissance du peuple chinois et de sa culture, la seconde posture me paraît plus constructive, et plus réaliste. Elle est aussi la seule qui permet de conserver un niveau de confiance fort entre nos deux pays. Dans la culture chinoise, seuls de vrais amis peuvent se dire les choses vraiment, mais l'on est ami en Chine que lorsqu'il y a climat de confiance. Acquérons donc la confiance du peuple chinois, et nous n'aurons que plus de poids pour leur faire part de nos positions par la suite.

Par ailleurs et pour conclure, n'oublions pas que les droits de l'homme tend à être universel, mais n'est pas universel de fait. Ne parlons pas de droits de l'homme universel à une culture, dont la notion même de morale n'est pas universelle.

25.03.2008

De l'art du boycott...

Deux citations de Leonard de Vinci me paraissent ici les bienvenues:

- "Tu fais mal si tu fais l’éloge de quelque chose que tu ne comprends pas bien ; et si tu blâmes, tu fais plus mal encore".

- "Blâme ton ami en secret ; vante-le devant les autres."

Je boycotte donc le débat sur le boycott des Jeux Olympiques de Pékin...

20.03.2008

Merci Mr Colombani...à vous Mr Sarkozy

Jean-Marie Colombani a remis hier à notre Président de la République un rapport de trente-deux propositions pour décomplexifier l'adoption.

En marge de son rapport, Colombani confierait, selon le 20minutes, être favorable à l'adoption par des couples homosexuels, pour, je cite, "mettre fin à l'hypocrisie qui permet à un couple marié d'adopter, mais pas à un couple pacsé, et à un célibataire d'adopter, sauf s'il est homosexuel.

Sur ce, je vous redirige vers la note que j'avais écrit en janvier. Je constate qu'on essaye de simplifier le divorce d'un côté, et décomplexifier l'adoption de l'autre. Au final, je sens surtout qu'on va construire une usine à gaz...

A vous Messieurs Sarkozy et Fillon de saisir là les opportunités qui s'offrent à vous de mettre le Code Civil à l'heure du vingt-et-unième siècle.

19.03.2008

Quand les capitalistes ont inventé le pouvoir d'achat...

L'audit interne, le contrôle budgétaire, le contrôle de gestion, le contrôle des risques opérationnels, autant de fonctions qui ne sont pas directement tournées vers la production, mais qui finalement donne du travail à beaucoup de gens. Dans certains secteurs, je pense à la banque, on finit par avoir autant de gens qui contrôlent que ceux qui produisent.

Et puis, les gouvernements et autres institutions internationales se sont dits qu'il y avait là quelque chose à creuser. Sous le couvert de la gestion du risque, et par là même pour rassurer nos chers concitoyens, nous allons créer des autorités de régulation, se sont-ils dits. Cela permettra d'éviter les abus du monde capitalistico-financier !!

- "Vous devrez désormais nous fournir un rapport annuel qui nous permettra de contrôler que vous contrôlez bien", dit ainsi le régulateur.

- "Mais, nous ne sommes pas assez de contrôleurs pour vous finir ce rapport, afin que vous puissiez contrôler que nous contrôlons bien", répondit le responsable du contrôle.

- "Et bien, embauchez !", rétorqua le régulateur.

Et c'est ainsi, que le monde capitaliste inventa un monde qui contrôle que les gens contrôlent bien les gens qui travaillent...

Morale de l'histoire: faisons confiance au monde capitaliste pour nous résoudre le problème du pouvoir d'achat

18.03.2008

De l'importance d'être du côté de la majorité...

...une fois les élections passées.

Il y a un temps à la campagne, à la défense des idées, des valeurs, des projets, et un temps au travail. Il est d'usage institutionnel que de penser que lorsque l'on n'est pas dans la majorité, l'on est dans l'opposition. Et de fait, dès lors que l'on l'est dans l'opposition, on peut avoir naturellement tendance à se cantonner au rôle de celui qui n'est jamais d'accord et/ou de celui qui a toujours une idée meilleure. On ne peut honnêtement pas se satisfaire de cette position de l'esprit, dont la seule perspective est finalement celle de la destruction de l'autre.

Le rôle de tout démocrate moderne au sein d'une opposition devrait être celui du soutien critique. Soutenir l'équipe en place dans la mise en place des idées et projets, faire des propositions, et critiquer lorsqu'il y a lieu. Voilà, la seule philosophie digne et acceptable de l'opposant dans une démocratie moderne; l'opposant devenant par là même membre critique de l'équipe gouvernante, en opposition à celui que l'on pourrait nommer membre partisan.

Le seul bémol à cette philosophie serait de penser, pour le désormais membre critique, qu'adopter ce principe reviendrait à faire le jeu de la majorité, et donc de perdre finalement ses chances pour de futures échéances électorales. Cependant, le démocrate ne saurait, d'une part, agir selon la seule quête du pouvoir; d'autre part, cette position est contrecarrée par le postulat de départ selon lequel il y a un temps à la campagne. Ce moment est donc réservé à chacun des candidats pour défendre pour les uns, un bilan; pour les autres, à démontrer au peuple électeur en quoi ils seraient à même de mettre en place une politique plus juste et efficace.

17.03.2008

Victime de la rupture

D'un côté, la droite affirme haut et fort (petit clin d'oeil à l'hébergeur de ce blog) qu'il s'agit d'une élection locale. Ce n'est donc pas une sanction contre le gouvernement qui va continuer à mettre en place ses réformes. La gauche elle parle évidemment de vote sanction contre l'action gouvernementale et l'hyperprésidentialité. Et le centre lui dit qu'il manque en France un centre fort. On s'en était en effet aperçu.

Voilà tout autant de commentaires qui ne font pas beaucoup avancer les choses. Quel est donc le vrai message de ces élections ? Les Français attendent toujours la rupture, tout simplement.

Les Français souhaitaient une autre approche de la fonction présidentielle, plus présente, plus dynamique, plus communiquante. Ils ont été servis, mais l'approche a été brouillonne et maladroite. La rupture est là, mais elle ne satisfait pas idéalement les espoirs des Français, d'où un certain sentiment de déception qui influe plus ou moins consciemment sur les élections locales. Je dis plus ou moins consciemment, car pour les anti-sarkozystes convaincus avant même les présidentielles, il n'y a pas lieu de débattre. Les déçus du sarkozysme, de droite et des centres majoritairement, ont eux, sans doute plus inconsciemment, accompli un virage à gauche lorsqu'il y avait une alternative solide.

Les Français souhaitaient des réformes. Le gouvernement en a proposé à un rythme soutenu, mais les Français ne perçoivent pas aujourd'hui encore les bénéfices de certaines d'entre elles. Et aussi, ils ont des doutes quant à la priorisation de celles-ci. Le bouclier fiscal reste pour beaucoup de Français une réforme floue, qui ne s'adressait pas à eux, et qui a utilisé une bonne part des fonds publics disponibles. Du point de vue de l'action gouvernementale donc, les Français restent sur leur faim. Les sondages tendent à montrer toutefois qu'ils continuent de soutenir le gouvernement, et qu'ils attendent encore plus de réformes. Le résultat des municipales ne peut donc honnêtement être vu comme une sanction contre le gouvernement.

Les Français attendaient d'une manière générale de la classe politique toute entière, un renouvellement des pratiques politiques, en témoigne le succès de François Bayrou aux présidentielles, et la dynamique certaine qu'a suscitée la naissance du MoDem. Cette attente là est à mon sens la plus significative. Beaucoup de villes étaient tenues par des maires depuis de longues dates, souvent de droite il est vrai pour ce qui est des grandes villes, et les électeurs ont eu l'ambition de mettre fin à des formes de monopoles, qui ne sont que rarement sains pour la démocratie locale. Un exemple concret de cette volonté de rupture est l'élection de Dominique Voynet à Montreuil face au communiste Brard qui détenait la mairie depuis 1983. Cet exemple tend à montrer que la droite n'est pas la seule victime de cette volonté de rupture.

Si l'on résume la situation, une déception quant à l'action du président qui a pu influencer certains votes, en aucun cas une sanction contre le gouvernement, et sans aucun doute, une vraie volonté de rupture de la part des citoyens quant au renouvellement des têtes, et des pratiques politiques.

14.03.2008

Le site du jour...pour voyager vert !!

Le site du jour est celui du passeport vert !!

Voyager durable, c'est possible. Ce site, extrêmement bien fait, vous permet de feuilleter (au sens littéral du terme) le passeport vert afin de découvrir les bonnes pratiques du touriste écolo. Le passeport passe en revue toutes les étapes de votre voyage, de sa préparation jusque à votre retour, afin de vous dispenser les bons conseils à appliquer afin d'y ajouter une touche durable.

Alléger les émissions de CO2, c'est bien sûr un objectif clé, mais voyager durable, c'est aussi le faire dans le respect des populations locales.

On remercie donc notre ministère de l'Ecologie et du Développement Durable et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) pour cette intiative, et il nous reste à vous souhaiter un bon voyage...à moins que vous ne soyez si engagé pour protéger notre belle planète que vous n'ayiez décidé de ne pas partir !!

13.03.2008

Ce qui manque au MoDem...

Des alliances avec la droite d'un côté, des alliances avec la gauche de l'autre. Si l'on s'attarde un peu aux choix effectués par le Mouvement Démocrate, au-delà d'accepter les mains qui leur sont tendues, il y a le choix des hommes ou des femmes qui peuvent apporter une nouvelle dynamique à une municipalité. Les alliances du MoDem avec le PS et des Divers Droite à Asnières dans les Hauts-de-Seine pour faire tomber le maire sortant Manuel Aeschlimann ou celle avec Guérini (PS) à Marseille pour mettre fin à trois mandats de Jean-Claude Gaudin en sont des exemples concrets.

Des alliances humanistes, voilà comment nous pourrions peut-être qualifier les alliances du MoDem. Mais, si l'humanisme suffisait à rassembler, nous n'aurions pas tant de militants locaux du MoDem qui se sentent trahis par certaines alliances faites ici ou là. Ils se sentent trahis, parce que la politique est souvent une affaire de camps, voire de clans, et qu'il est humain justement de ne pas avoir envie de voter pour son ancien opposant.

Alors on le comprend, le rôle du MoDem, ou plutôt de la fédération nationale du MoDem, c'est de casser les clans. François Bayrou ne parlait-il pas d'ailleurs des mafias du 92, dont on devine qu'il fallait démanteler. Certes, le rôle de nettoyeur que le chef de file du MoDem s'est assigné est louable et bénéfique pour la démocratie française, mais cela suffira-t-il à réaliser ses prétentions nationales ?

Pour ma part, je ne conçois que deux solutions au salut du MoDem. Une qui consacrerait sa victoire de principe, mais par la même sa destruction. Ce serait celle d'une révolution de la politique française, et sans doute au passage de nos institutions, qui feraient que nos campagnes politiques ne seraient plus celles des partis, mais celles des rassemblements citoyens. L'autre solution serait sinon de rajouter une petite dose d'idéologie dans le discours du mouvement, mais ce qui serait là aussi contraire à la philosophie adoptée du "ni gauche-ni droite".

Ainsi, à moins que François Bayrou ait eu une vision de l'avenir, celle d'une démocratie mise à mal par 5 années de gouvernance monarchique de la France, et qu'il apparaisse finalement en 2012 comme le sauveur possible de cette démocratie, il manque encore sans doute quelque chose au MoDem...

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