06.06.2008

Mutualiser pour moins polluer...

J'ai assisté récemment à une conférence-débat sur le 'green IT', ou comment les nouvelles technologies de l'information et de la communcation (NTIC) peuvent aider à baisser l'empreinte écologique. L'une des idées que je retiens de cette conférence, c'est le fait que l'IT (Internet, les ordinateurs, les serveurs, etc.) serait responsable d'environ 2% des émissions de CO2, soit à peu près l'équivalent de la pollution engendrée par les transports aériens.

Si l'on considère qu'une partie de cette pollution est générée par l'information relative au développement durable et la protection de l'environnement en particulier, on peut conclure que plus cette information est ciblée et efficace, moins son impact sur l'environnement sera évident. Autrement dit, et pour être concret, moins il y aura d'institutions gouvernementales et non-gouvernementales, d'associations, et de citoyens qui dispenseront plus ou moins la même information, et moins nous polluerons. En effet, qui dit moins de sites et de blogs internet dit moins de serveurs pour les supporter et moins de puissance réseau nécessaire pour les consulter. Qui dit moins de sites et de blogs, dit aussi information plus facile à trouver, donc un rendement ('temps recherche de l'information' / 'action durable') meilleur par citoyen.

J'ai donc titré cette note 'mutualiser pour moins polluer', car une des actions à mener en faveur de l'environnement serait donc finalement d'assurer une concertation entre acteurs du développement durable et de l'environnement avec pour objectif de mutualiser les moyens d'information et de communication au public, les structures d'action pouvant, elles, restées locales.

En écrivant cette note, je me rends compte, et cela fera office de conclusion, que la réflexion ci-dessus revient à appliquer strictement le slogan 'penser global, agir local', que l'on pourrait transformer ici en 'penser, informer et communiquer global, agir local'.

31.03.2008

Pour un étiquetage écologique...

A la veille du premier jour de la Semaine du Développement Durable, plaidons pour un vrai étiquetage écologique qui consisterait en les points suivants:

1) La nature de l'emballage devrait être précisé, ainsi que son caratère recyclable ou non. Merci de référer en cela à ma note publiée en janvier sur ce sujet.

2) Les émissions de CO2 (ou tout autre rejet polluant) éventuelles produites par l'utilisation du produit devraient être communiquées sur l'emballage du produit ou sur toute publicité écrite. Sur ce point, une directive européenne en fait la demande pour les véhicules automobiles. Un collectif essaye d'ailleurs de la faire appliquer au mieux. Voir le site AffichezleCO2.

3) La demande en énergie (consommation) requise pour faire fonctionner le produit devrait également être stipulée, lorsque ceci est applicable. Il peut s'agir de la consommation d'essence pour une voiture ou la consommation en piles pour un temps d'utilisation donné.

4) L'origine des produits et matières premières composant le produit vendu devraient enfin figurer, ceci notamment pour les produits d'alimentation.

Contraignant certes, mais obligatoire à l'heure du développement durable. De plus, il s'agit de répondre à un besoin de transparence exprimé  par les consommateurs.

02.01.2008

Une idée simple pour rendre le tri sélectif plus facile...

Ne trouvez-vous pas que le tri sélectif soit un vrai casse-tête ?

On ne sait jamais ce que l'on a le droit de mettre dans le bac tri sélectif, on a beau regarder (pour les plus courageux) le petit explicatif collé sur les poubelles, on a toujours un petit doute. Et l'autocollant nous le précise bien: "lorsque vous avez le moindre doute sur un déchet, jetez-le dans le bac vert".

Et puis, vous allez rendre visite à votre grand-mère, et le repas terminé, vous vient alors l'idée de l'aider à débarasser. La question fatidique arrive: "tu tries mamie ?". Oui, ouf, ma mamie est écolo comme moi. C'est que rien ne se perd, tout se transforme !! Elle a vécu la guerre, mamie. Bref, vous êtes bien content de l'apprendre, mais ça ne vous aide pas plus à savoir ce que vous devez jeter où, car le tri sélectif ne se pratique pas uniformément entre les communes.

Ce que je propose, c'est la chose suivante:

1. Une signalétique simple pour distinguer les principaux emballages:

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2. Des produits bien renseignés, afin de distinguer les principaux composants utilisés pour les emballages; exemple:

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3. Des bacs et poubelles qui reprennent la signalétique:
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>>> 3 étapes qui pourraient nous faciliter la vie
Pour information, l'idée a été envoyée au cabinet de la Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie. Pas de retour pour l'instant. En attente d'autres pistes pour soumettre le projet, ou de savoir pourquoi l'idée ne serait pas valable...

20.12.2007

Mon geste écolo: je compense mes émissions de CO2

L'émission moyenne d'un foyer français serait de 9 tonnes. 7 tonnes de trop, semble-t-il !!

J'ai donc commencé à évaluer mes rejets de CO2, notamment ceux émis par mes voyages en avion. En tapant "calculateur émissions CO2 avion" dans votre moteur de recherche (VeoSearch idéalement), vous devriez obtenir quelques pages de résultats...

Je suis d'abord allé sur ClimatMundi. Le site est très fonctionnel, et vous permet de saisir les voyages que vous avez effectué. Et voici le résultat pour moi sur 2007:

Paris - Pise A/R (Eco) = 0,49 t
Paris - Lisbonne A/R (Eco) = 0,85 t
Paris - Tokyo A/R (Eco) = 4,27 t
Paris - Frankfurt A/R (Business) = 0,60 t
Paris - Milan A/R (Eco) = 0,36 t

Soit, un total de 6,57 t !! Rien qu'avec mes vols en avion, j'ai donc émis plus de 3 fois plus de CO2 que l'objectif fixé de 2t.

J'ai ensuite essayé CO2 Solidaire, dont le principe de fonctionnement est à peu près le même. La méthode de calcul utilisée par les deux sites est celle du bilan carbone de l'ADEME.

Dans les deux cas, à la fin de votre calcul, vous pouvez compenser les émissions de CO2 calculées. Sur ClimatMundi, il m'en aurait par exemple coûté 124,94 €.

Les '+' de ClimatMundi: la possibilité d'ajouter des voyages, et de calculer votre émission de CO2 pour l'ensemble de vos voyages, et la distinction faite entre un voyage en classe économique et business.

Les '+' de CO2 Solidaire: la possibilité de déduire fiscalement les compensations effectuées.

A noter que les compagnies aériennes vous permettent également de compenser vos émissions sur Internet. Virgin Atlantic proposeraient même bientôt à leurs passagers d'effectuer cette démarche pendant leur vol.

07.12.2007

Une Charte Environnement pour Puteaux

Ayant vécu les vingt premières années de ma vie à Puteaux, je ne peux, à l'approche des prochaines échéances électorales, qu'être concerné par la politique qui sera menée par la municipalité, notamment en terme de protection de l'environnement. C'est pour cela que je propose aux candidats de signer la "Charte Environnement pour Puteaux" suivante:

« Penser global, agir local… »

La protection de l’environnement doit devenir une priorité pour Puteaux. Pour cela, le candidat aux municipales de Puteaux s’engage à nommer un maire adjoint en charge de l’environnement et du développement durable, et à créer un véritable service municipal de l’environnement, dont les objectifs seront les suivants :

  • Faire de la prévention auprès des Putéoliens sous forme d’ « éco-conseils », en utilisant les moyens de communication déjà existants, tels que le Puteaux Infos. Il s’agira aussi de mieux éduquer nos petits Putéoliens à la question. Le futur maire s’engagera notamment à essayer de garantir une part plus importante de leur alimentation à la cantine à celle issue de l’agriculture biologique.
  • Placer les habitants au cœur de la politique de protection de l’environnement initiée par la mairie, car ce défi doit être l’affaire de tous. Cela veut dire que chaque citoyen pourra venir apporter sa pierre à la politique environnementale de la ville. Un forum Internet pourra être créé afin de faciliter l’interaction avec les citoyens. Le service municipal de l’environnement s’engagera à fournir une réponse à toutes les demandes et propositions des Putéoliens établies par ce biais.
  • Construire des logements propres. Le ou la future maire s’engage à ce que toutes les nouvelles constructions respectent les normes HQE (Haute Qualité Environnementale). La création de logement sociaux s’inscrira bien entendu dans cette démarche, et un plan de conversion écologique de l’habitat existant sera établi pour le mandat.
  • Mettre en place des « éco-services » et apporter des solutions de financement. Le service municipal de l’environnement aura pour mission de faire bénéficier aux Putéoliens de services pratiques à moindre coût, tels qu’un service de mise en relation pour le covoiturage, une offre de location de véhicules propres ou des bornes de location de vélos par exemple. Des aides financières pourront être proposées aux citoyens putéoliens qui souhaitent agir en faveur de l’environnement (diagnostics énergétiques, travaux d’isolation ou achat d’une voiture propre par exemple).
  • Etre une mairie modèle, c’est s’assurer que les services municipaux participent tous les jours à faire un geste pour l’environnement, en limitant la consommation d’électricité et d’eau, l’impression de papier, et en effectuant un recyclage systématique de celui-ci. Il s’agira également d’évaluer la consommation énergétique des infrastructures publiques (voirie, bâtiments municipaux, etc.).

Je m’engage à « agir local » en faveur de l’environnement et à faire de Puteaux une ville écologique.