20.05.2008

Pratiquer la réforme des institutions...

Le démantèlement des 35 heures sera vite passé à la trappe. Xavier Bertrand a été envoyé au front pour démentir les propos du secrétaire général de l'UMP, et cette situation me fait une nouvelle fois penser que Nicolas Sarkozy a oublié qu'il était Président de la République. En effet, selon quel principe, l'exécutif devrait avoir le monopole des bonnes idées ? Selon quel principe le parti de la majorité ne devrait avoir pour seul rôle que de suivre à la lettre les consignes et orientations données par l'exécutif ?

Pratiquer la réforme des institutions, c'est déjà imaginer des députés avec une légitimité accrue de propositions. Si l'UMP veut aller plus loin que le gouvernement sur les 35 heures, cela devrait être son droit. Si l'UMP souhaite établir une proposition de loi qui va dans ce sens, cela devrait être son droit. Et ce devrait être de la responsabilité du gouvernement d'exécuter cette loi, si celle-ci venait à être votée.

19.05.2008

Les 35 heures, 10 ans de perdu ?

On peut lire dans uns des communiqués de presse de l'UMP, accepté celui-là, que le parti de la majorité demande la suppression "définitive" des 35 heures. Si on entend certains des discours prononcés par François Fillon à l'Assemblée Nationale ces derniers mois, il semblerait que le gouvernement soit également en phase avec cette volonté.

Patrick Devedjan, le secrétaire national de l'UMP, précise que la volonté de la majorité serait d'aboutir à une fixation de la durée du travail entreprise par entreprise. Si tel est le cas, pourquoi ne pas l'avoir fait au début de la mandature ? Pourquoi avoir fait une loi, complexe qui plus est, d'assouplissement des 35 heures si c'était pour finir par les démanteler quelques mois plus tard ? Pourquoi faire perdre finalement du temps en débat et en travail à toute une classe politique pour finalement passer d'une définition légale à une définition contractuelle de la durée du travail ?

J'aimerais franchement avoir une réponse à toutes ces questions. Je suis d'autant plus agacé que la contractualisation de la durée du travail, c'était écrit dans le projet présidentiel d'Alain Madelin en 2002, et exprimé sans doute bien avant. Autrement dit, nous avons eu 10 ans d'application d'une loi qui n'était pas en phase avec son époque, plus de 5 ans passés par la droite à assouplir cette même loi, et plusieurs mois de campagne à nous rabâcher du "travailler plus pour gagner plus" pour en arriver là au final.

Certes, ce n'est pas fait, car nous savons que la gauche et les syndicats risquent de monter au créneau pour dénoncer l'idée, et pourtant, pour les syndicats, il y aurait là opportunité à renforcer leur représentativité dans les entreprises. En effet, plus les normes du travail seront définies de manière contractuelle, plus les employés auront sans aucun doute besoin d'être représentés afin de parler d'une même voix à leurs directions. La contractualisation de la durée du travail, c'est donc finalement l'opportunité d'un renouveau du dialogue social dans notre pays. Pourquoi s'en priver ?

14.05.2008

QCM spécial OGM...

Hypothèses:
J'ai une OGM (Opposition Généralement Médiocre), composée de 75 députés présents dans l'hémicycle, et alliés au sein d'une UMP (Union pour la Motion de Procédure).

En face, 105 députés de droite, qui, rappelons-le, peuvent chacun voter par délégation pour l'un de leurs camarades.

Sachant que j'ai 577 députés élus par 59,98 % des Français, et que le résultat  du vote est le suivant: 136 voix pour la motion de procédure, 135 voix contre, soit un total de 271 voix exprimées, qu'obtiens-je au final ?


Réponses possibles:
a) j'ai un problème de representativité ?
b) j'ai un nouveau COUAC pour la majorité présidentielle (Complot Organisé et Unifié par André Chassaigne) ?
c) j'ai une CMP (Commission pour annuler la Motion de Procédure) ?

07.04.2008

Estrosi et Villepin, même musique...

L'UMP n'existerait pas assez, selon l'ancien Premier Ministre. Après les propos de Mr Estrosi récemment (voir ma note sur ce sujet), c'est la même musique qui commence à se faire entendre dans les rangs du parti de la majorité.

Dominique de Villepin remet en cause, à travers ses propos, la réforme des statuts de l'UMP qui permettait à Nicolas Sarkozy de rester le chef spirituel du parti, et qui par la même faisait taire toute opposition possible au sein du parti. En effet, selon Villepin, le président du parti devrait être élu au suffrage universel par les militants.

Recréer la même configuration que lorsqu'il était à Matignon, celle d'un président de l'UMP fort, d'une UMP "en avant du gouvernement", voilà sans doute ce que souhaiterait Dominique de Villepin. Si la démarche vise sans doute plus à créer une opposition au Président de la République au sein même de la majorité, elle part toutefois d'un constat que tout le monde devrait partager: l'UMP ne fait plus grand chose, sinon de relayer et de défendre auprès des militants les réformes mises en place par le gouvernement. Quel dommage pour un parti de plus de 300.000 militants que de se cantonner à ce rôle là !!

29.03.2008

L'UMP devrait écouter Mr Estrosi...

Ca ne bosse plus dans les fédérations !! C'est à peu près le propos tenu récemment par Mr Estrosi, le nouveau maire de Nice, qui a quitté, une fois élu ses fonctions de secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer.

Et oui, du temps de Sarkozy, nous étions devant le Gouvernement Villepin, et maintenant, l'UMP est clairement derrière le Gouvernement Fillon. Le rôle de l'UMP aujourd'hui: essayer de convaincre ses propres militants que ce que fait le gouvernement va dans le bon sens. Au final, c'est certain, l'UMP n'est plus la boîte à idées d'antan.

Comment relancer la machine, là reste la question...

12.03.2008

Pitoyable Puteaux !!

Puteaux est définitivement descendu bien bas !!

Je lisais hier dans le 20minutes (édition Paris) que Christophe Grébert affirmait dans son désormais célèbre blog qu'il aurait été frappé par un vigile de la maire sortante Joëlle Ceccaldi-Raynaud. A cela, ajoutons des adhérents UMP, suspendus de leur parti pour avoir soutenu la liste Puteaux Ensemble menée par Christophe Grébert, des militants de la section locale du MoDem utilisant les couleurs de leur parti pour affimer leur soutien à la maire sortante, alors que la fédération nationale du MoDem avait préalablement pris position en faveur de la liste de Christophe Grébert.

Au résultat pour la première fois depuis bien longtemps, un deuxième tour à Puteaux. Certes, mais quel deuxième tour !! Il y avait quatre listes au premier tour, il y aura quatre listes au deuxième tour. On reprend les mêmes, et on recommence. La consigne de vote ? Et bien, votez utile !! Euh...d'accord...bon ben je vote pareil qu'au premier tour alors ?

Il y en aura eu du mouvement dans la démocratie putéolienne pendant cette campagne, mais honnêtement, le seul adjectif qui me vient à l'esprit pou décrire tout ça, c'est pitoyable...

21.02.2008

Pourquoi moi, le sympathisant UMP, je soutiens Christophe Grébert à Puteaux...

Les principales raisons qui me poussent à soutenir la liste Puteaux Ensemble, menée par Christophe Grébert à Puteaux:

1) Puteaux Ensemble, qui est une liste composée de personnes d'horizons différents (statut social et sensibilité politique), me semble à même d'apporter du sang neuf à la mairie. Cliquez ici pour prendre connaissance de l'équipe actuellement en place à la mairie, et pour découvrir l'équipe de campagne de Puteaux Ensemble.

2) Puteaux Ensemble a réussi à rassembler de vraies idées pour rendre notre ville plus agréable à vivre. L'enjeu est, selon moi, de redonner à Puteaux une vraie ambition, celle de faire de l'une des communes les plus riches de France une ville modèle. Cette ambition, je la retrouve dans le projet Puteaux Ensemble. A voir, le site puteaux.org qui a permis de construire le projet citoyen.

3) Il faut, selon moi, redonner de l'air à la démocratie à Puteaux, et impliquer un peu plus les Putéoliens dans la vie de la cité. Pour cela aussi, j'ai plus confiance en une liste citoyenne et non partisane comme Puteaux Ensemble.

4) Christophe Grébert a été très rapidement rejoint dans sa démarche par les Verts. Récemment, c'est la fédération nationale du Modem qui s'est exprimé pour soutenir la liste Puteaux Ensemble. Si par le passé, Christophe Grébert a plus donné l'image d'un blogueur rebelle, il prouve aujourd'hui qu'il est un vrai candidat de rassemblement, et un futur maire crédible.

5) Je veux également mettre la protection de l'environnement au coeur de la politique de la ville. Sur ce sujet, voir ma note publiée en décembre: 'une charte environnement pour Puteaux". Penser global, agir local, c'est la devise que je souhaite voir appliquer à Puteaux.

Si des choses ont été faites en la matière, la communication sur le sujet date, si je ne m'abuse, de l'automne dernier, période durant laquelle se déroulait le Grenelle de l'Environnement. Cette communication, rappelons le, est faite dans le Puteaux Infos, magazine d'une cinquantaine de pages distribué à tous les Putéoliens, et imprimé sur papier glacé. Problème de crédibilité du discours qui s'ajoute au fait qu'il suffit de se balader dans Puteaux, pour constater que la ville se transforme chaque soir en un spectacle de lumières (cf. les illuminations de Noël) et d'eau (cf. les arrosages automatiques qui arrosent nos routes plutôt que nos pelouses !!).

Alors, pourquoi faire plus confiance à Puteaux Ensemble sur cette question ? La présence des Verts dans la liste n'est pas à négliger. Si je ne suis pas tout le temps d'accord avec les propositions faites par les Verts en matière d'écologie, ils ont ce mérite de toujours mettre en perspective un projet sous l'angle environemental. Cela ne peut faire que du bien à Puteaux.

6) D'une manière générale, si vous avez envie de dire stop aux grands projets pharaoniques (médiathèque, etc.), aux événements qui coûtent des millions (Puteaux Neige, etc.), et de dire oui aux vrais projets écologiques, économiques, et solidaires, j'ai tendance à penser que cela passe aussi par un renouvellement de la majorité à Puteaux.

Dès lors, et pour les raisons citées ci-dessus, je voterai pour une liste de reconstruction, pour reprendre une expression chère à François Bayrou. Et l'unique liste de reconstruction crédible pour moi est celle menée par Christophe Grébert: Puteaux Ensemble.

05.02.2008

Les stages…de l’importance du bon comportement citoyen

Il y a 2 ans, avec mes camarades du Conseil Régional des Jeunes Populaires d’Ile-de-France, nous avions contribué à la rédaction de ce document :

« POUR UN RÉEL ENCADREMENT DES STAGES : LINSCRIPTION DANS UN PROJET DE FORMATION ET LA RECONNAISSANCE DES DROITS DES STAGIAIRES »

Deux ans après, rien n’a vraiment changé. Un décret vient pourtant d’être publié. On peut y lire que les stages seront payés 30% du SMIC, soit moins de 400 euros, mais si l'on creuse, aucune obligation ne serait faite pour les stages de moins de trois mois. Point n'est besoin de faire plus de commentaires, et on comprend aisément le mécontentement de Génération Précaire.

Mais, sur ce sujet, y a-t-il véritablement une solution par la voie légale ? Je ne le crois pas. Si j’ai titré cette note ainsi (…de l’importance du bon comportement citoyen), c’est bien, parce que sur ce dossier, la balle est dans le camp des entreprises, des établissements d’enseignement et des étudiants.

Le dossier que nous avions créé était en cela exemplaire. Plus que des textes de lois, il s’agissait de bonnes pratiques en vue d’assurer un accueil exemplaire des stagiaires dans l’entreprise. En effet, il faut d’abord rappeler que le premier objectif du stage est pé-da-go-gique.

En vérité, je crois que la première revendication des stagiaires, ce n’est pas tant d’être rémunéré, mais de ne pas l’être lorsqu’ils font exactement le même travail qu’un autre salarié de l’entreprise, car non, le stagiaire n’est pas et ne doit pas être considéré comme tout autre employé. Il doit être suivi, accompagné ; il est là pour apprendre. Il ne travaille pas, il applique. Accueillir un stagiaire n’est donc pas une affaire rentable, c’est une action citoyenne qui a pour vocation de former un jeune étudiant.

Quelle loi peut garantir cela ? Aucune…d’où l’importance du bon comportement citoyen.

14.12.2007

Mais pourquoi ???

Pourquoi le premier parti auquel j'avais adhéré était "Démocratie Libérale" ?

> Parce que je fais généralement confiance en la responsabilité des gens, parce que je croyais sans doute que l'être humain était foncièrement bon, parce que je crois toujours que le modèle libéral, notamment d'un point de vue économique, est le plus efficace pour libérer les forces et animer la création, et parce que je crois, pour reprendre des mots de Pascal Salin que "le libéralisme est un humanisme, et que l'humanisme ne saurait être que libéral".

Pourquoi j'ai tardé à rejoindre l'UMP à la dissolution de "Démocratie Libérale" ?

> Parce que je craignais que l'UMP soit un RPR-bis, parce que j'avais des doutes sur la capacité du mouvement à rassembler des sensibilités différentes.

Pourquoi je me suis investis sans réserve à l'UMP ensuite ?

> Parce que l'UMP s'est révélée être une formidable machine à développer des idées, parce que l'UMP a réussi à attirer tant de gens vers la politique, parce que c'était le dynamisme et l'envie de changer les choses qui animaient le mouvement.

Pourquoi j'ai commencé à avoir des doutes sur Sarkozy, le président de l'UMP alors ?

> Parce que je me méfie toujours lorsque s'installe chez des partisans un fanatisme aveugle envers l'un des leurs, parce qu'il a écarté certaines personnes de toute responsabilité à l'UMP pour les remplacer par des 'sarkozystes', parce que si il a souvent raison sur le fond, il y a une violence verbale dans le discours, et parce qu'il a installé une nouvelle forme de "pensée unique" au sein de l'UMP.

Pourquoi je n'ai pas renouvelé mon adhésion à l'UMP en 2007 ?

> Parce qu'il est difficile d'être dans un parti, une année de campagne présidentielle, lorsque vous ne supportez pas le candidat désigné, parce que l'UMP a tout simplement perdu de son attractivité, parce que d'une magnifique machine à idées, elle est devenue une simple suiveuse, et parce que la réforme des statuts de l'UMP montre que le mouvement ne saurait être que derrière le président et son gourvenement, et non en avant comme c'était le cas avant.

Pourquoi je n'ai pas renouvelé mon adhésion à l'UMP en 2007 ?

> Parce qu'il est difficile d'être dans un parti, une année de campagne présidentielle, lorsque vous ne supportez pas le candidat désigné, parce que l'UMP a tout simplement perdu de son attractivité, parce que d'une magnifique machine à idées, elle est devenue une simple suiveuse, et parce que la réforme des statuts de l'UMP montre que le mouvement ne saurait être que derrière le président et son gourvenement, et non en avant comme c'était le cas avant.

Pourquoi je soutiens quoi qu'il arrive notre président et le gouvernement Fillon, et reste, de fait, un sympathisant UMP ?

> Parce que je n'ai jamais autant cru en un pouvoir exécutif pour mener à bien les réformes dont le pays a besoin, et parce que les idées développées par les adhérents UMP ces dernières années sont en train maintenant de se concrétiser, et parce que je peux, via l'UMP, être au fait des projets de loi en cours.